La Logistique hospitalière : un métier émergent depuis la crise sanitaire
- Imad Fakhri
- 12 févr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours

En tant qu’acteur des métiers de la logistique hospitalière, j’ai vécu la crise sanitaire de 2020 de l’intérieur. Cette période a marqué un véritable tournant : elle a profondément transformé notre métier et changé le regard que l’on porte sur lui.
Longtemps perçue comme un secteur périphérique, parfois réduite à un levier d’économies ou à un champ d’externalisation, la logistique hospitalière a connu en 2020 une renaissance. La crise a agi comme un révélateur : sans une logistique forte, agile et résiliente, notre système de santé aurait vacillé.
Nous avons dû innover, improviser et nous adapter en temps réel pour répondre aux besoins urgents. Derrière chaque livraison, chaque stock sécurisé, chaque flux organisé, il y avait une mission : permettre aux soignants de continuer à exercer dans les meilleures conditions possibles, malgré les contraintes sanitaires et la pénurie de produits. La logistique hospitalière s’est retrouvée en première ligne, aux côtés des soignants, pour soutenir la continuité des soins.
Avec le recul, une réalité s’impose : les agents logistiques sont en quête de reconnaissance. Derrière les approvisionnements, la gestion des stocks, les transports, la logistique d’étage, le bionettoyage, la blanchisserie, la restauration ou la stérilisation, il y a des femmes et des hommes engagés, qui ont relevé jour après jour des défis immenses.
Ayant dirigé des équipes et conduit de nombreux projets, je suis convaincu que l’une des clés du succès réside dans l’écoute et la considération. La reconnaissance est un moteur puissant : elle motive, fédère et permet aux équipes logistiques de donner le meilleur d’elles-mêmes.
Aujourd’hui, il est temps de franchir un cap. Il est temps de revaloriser ces métiers, de leur accorder la place qu’ils méritent au cœur de nos structures de santé. Car une vérité demeure, simple et implacable : sans logistique, il n’y a pas de soin possible.
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